Préambule

Les ancêtres de René PEREZ (1944) ont habité le sud de la péninsule ibérique englobant les régions d'Alicante et de Malaga en Espagne, de Gibraltar et de l'extrême sud du Portugal. C'est en 1896 que Antonio PEREZ, son grand-père, a quitté l'Espagne pour l'Algérie. Les descendants de celui-ci, après un passage par le Maroc, se sont établis en France.

Les origines du patronyme "PEREZ"

  • Le patronyme Pérez est un des plus abondants d'Espagne, parce qu'il existe beaucoup de versions distinctes du blason. En général l'écu porte un poirier avec deux poires en or, mais il est nécessaire de connaître la provenance du lignage pour déterminer à quel blason il correspond.
  • Le nom de Pérez est considéré comme étant dérivé du nom Pedro (Pierre), lequel en roman s'écrivait Pero. Le nom de Pero ou Pedro est abondant au Moyen-Age car il provient du latin de l'époque chrétienne Pietrus, et celui-ci du grec Petros, forme dérivée de piedra (pierre), traduit de l'hébreu Kefas signifiant pierre qui fut le surnom attribué à l'apôtre Simon qui véhiculait les paroles du Christ : "Tu es une pierre sur laquelle s'édifiera mon église". Le suffixe "ez" signifie "descendant de", et par conséquent Pérez signifie fils de Pierre.
  • Les catalogues de généalogie disent qu'il n'existe aucune relation familiale entre les lignages distints du nom de famille, mais ceci n'est qu'une hypothèse. Une coutume antique et ancestrale était de convertir le nom patronymique au nom propre du père ou de ses ascendants, appliquant ce principe à l'enfant pour dénoter les qualités de ses ancêtres.
  • Ce qui est sûr, c'est que les différentes lignées des Pérez trouveront leur noblesse devant les Ordres Militaires, dans les Chancelleries Royales de Valladolid et de Grenade, auprès de l'Audience Royale de Oviedo et dans la Compagnie Royale des Gardes Marines. C'est ainsi qu'on retrouve la trace des grandes familles Pérez, dès 1530, et dans presque toutes les provinces espagnoles.
  • Ce nom s'est beaucoup propagé dans toute l'Espagne. On le retrouve jusqu'en Flandres, véhiculé par les armées de Charles Quint, gouverneur des Pays-Bas en 1515, et surtout dans les Amériques dès 1492, avec la découverte du nouveau continent par Christophe Colomb et son annexion avec les Conquistadors.
  • En Espagne le patronyme Pérez arrive en 8ème position des noms propres les plus répandus (709.000 noms couvrant 1,79 % de la population)

Un peu d'histoire...

Une branche des PEREZ de Crevillente a quitté l'Espagne à la fin du XIX° siècle pour chercher fortune en Algérie. Il faut savoir qu'en cette période, la pénurie de l'emploi dans la péninsule ibérique et les perspectives de richesses de cet Eldorado nouveau qu'était devenue le continent nord-africain ont contribué à l'exode de milliers d'espagnols vers l'Algérie. C'est ainsi que Antonio PEREZ, son épouse et leur fille Luisa âgée de 1 an quittèrent leur pays natal et débarquèrent en 1896 à Oran où ils s'établirent. Après avoir acheté une charette et un âne qu'on appela Périco, le père de famille fut au gré des arrivages, à la fois poissonnier ambulant ou marchand des quatre saisons. Ce commerce peu florissant suffisait néanmoins à nourrir les six bouches que composait le foyer. Il s'éteignit à l'age de soixante ans. Un seul de ses enfants demeura à Oran, le reste de la famille émigrant au fil des ans à Casablanca, au Maroc dès 1940. Les PEREZ de Casablanca, en même temps que les PASTOR, ont quitté le Maroc à bord du paquebot le Djenné (1) en juin 1958 et sont arrivés à Marseille où ils se sont définitivement installés. Ceux d'Oran ont quitté l'Algérie après son indépendance et se sont établis à Toulon et à Toulouse.
En 1980, avec mes parents, je suis allé à Crevillente, petite ville de Murcie peuplée de 22.650 habitants et située non loin d'Alicante et de la palmeraie d'Elche. Nous avons visité une cueva qui appartenait autrefois à une tante de mon père. Une cueva, c'est une grotte percée au pied des collines limitrophes à la montagne, servant à la fois d'habitation et d'entrepôt, car Crevillente est réputée depuis le Moyen-Age pour la fabrication de tapis (alfombras). Lors de la Semaine Sainte, des festivités commémorent la reconquête espagnole par les Chrétiens contre les Maures, sous le règne des Rois Catholiques. L'église paroissiale de Notre Dame de Belén date du XVIII° siècle, et c'est là que furent baptisés, se marièrent et même reçurent les dernières onctions, nos ancêtres. C'est donc dans cette antique église que sont conservés tous les anciens registres paroissiaux de Crevillente. En mai 2007, avec ma mère, j'ai consulté ces archives admirablement conservées et vous invite à consulter le récit de mes recherches généalogiques en Espagne (2).

(1) (2) Ces documents sont accesibles depuis les dossiers sur la généalogie ibère.

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