Editorial

L’apnée, c’est l’arrêt volontaire (ou non) de la respiration. La préparation à l’apnée consiste à échanger une partie du gaz carbonique contenu dans chaque globule rouge du sang par une quantité égale d’oxygène. Cet échange s’opérant dans les poumons, la méthode consistera donc à ventiler au maximum l’air des poumons.

Les techniques de l'apnée : l'hyperventilation

Mise en oeuvre

L’hyperventilation se pratique le corps allongé sur l’eau, les bras pendants. Tous les muscles relâchés, il faut se laisser flotter comme un bouchon. Expirer totalement en s’aidant des bras pour compresser la poitrine, et ensuite inspirer à fond en ouvrant largement les bras de part et d’autre du corps. Expirer à nouveau lentement et totalement. Inspirer à fond. Répéter cette opération 4 ou 5 fois. Faire un retour au calme par 2 ou 3 expirations et inspirations normales ; vider à nouveau complètement les poumons, les remplir au maximum tout en étendant les bras devant soi afin de provoquer une dilatation pulmonaire, puis amorcer la descente.Pendant la remontée, le chasseur regarde vers le bas, le menton presque sur la poitrine, les épaules légèrement voûtées, dans la plus totale décontraction. Lorsqu’il crève la surface, il expire pour chasser l’eau du tuba et reprend sa respiration. Le temps entre 2 apnées sera suffisamment long pour permettre au cerveau et au corps de procéder à un rééquilibrage physico-chimique.

les poumons

Consommation de O2 et production de CO2

La consommation d’oxygène et la production de gaz carbonique sont variables suivant le type de pêche, la profondeur à atteindre, les efforts déployés au fond, la lutte contre le froid, les émotions…

Tolérance du cerveau aux variations de O2 et CO2

Les centres respiratoires bulbaires sont sensibles à l’élévation du gaz carbonique et, à un degré moindre, à la baisse de l’oxygène. Cette tolérance sera améliorée par l’entraînement qui permettra de reculer le réflexe de reprise respiratoire. Résumons : en apnée, l'hyperventilation est utilisée pour réduire le taux de dioxyde de carbone dans le sang (sans pour autant augmenter notablement le taux d'oxygène). Il faut prendre conscience que cette pratique peut être dangereuse car le système d'alarme du corps est faussé. En effet, le réflexe de respiration et l'envie de respirer sont basés uniquement sur le taux de CO2 dissous dans le sang. A savoir aussi que l''organisme possède un mécanisme de protection lié au taux d'O2 qui provoque une syncope si ce taux est trop bas.

partager sur les réseaux sociaux

Coudoulière © 2010 - Powered by RHP Design - XHTML1 - CSS2