Editorial

J'ai regroupé dans cette page deux techniques de chasse différentes l'une de l'autre, mais qui peuvent s'avérer payantes à l'usage. La pêche à l'indienne, qui est une pêche qu'on a tous pratiquée lorsqu'on a débuté dans ce sport, et la pêche dans les remous qui n'est guère utilisée parce que, de façon naturelle, nous évitons d'être drossé contre les rochers sous la force des vagues.

Les techniques de pêche : la pêche à l'indienne

C'est la technique de chasse la plus spontanée pour le débutant. Elle consiste à tirer, en ajustant rapidement, le poisson de rencontre. Elle peut se pratiquer de la surface, en longeant les escarpements de la côte ou ceux des éboulis, en descendant vers le fond entre les pieds de posidonies ou entre les pierres, ou encore à la remontée en épousant le relief des plans inclinés. Cette technique peut être pratiquée de façon volontaire, ou inopinée, à la suite d'un agachon infructueux. Cette chasse demande des réactions vives. C'est à vous de surprendre le poisson, et non l'inverse. Si on se trouve nez à nez avec un poisson, c'est ce dernier qui réagira le plus vite : un coup de queue et il sera hors de portée de votre arbalète. Il faut donc anticiper, à tout instant être prêt à tirer, en pointant constamment le fusil vers l'endroit supposé d'où peut surgir un poisson, d'autant qu' on peut difficilement ajuster un poisson qui se déplace rapidement.

pêche à l'indienne

Les techniques de pêche : la pêche dans les remous

C'est une technique peu usitée qui consiste donc à pêcher les poissons se nourrissant des débris d'algues et de petits crustacés arrachés aux rochers battus par les vagues, et qui sont : muges, loups, sars et saupes. La technique consiste, pour ne pas être balayé par le ressac, d' être plaqué au fond en se plombant au maximum. Cette pêche, vous l'avez compris, se pratique près du bord, à faible profondeur. Le but étant d'effectuer un agachon primaire et de guetter les poissons passant à proximité. Les conditions sont loin d'être favorables : afin de ne pas être ballotté de droite à gauche et d'avant en arrière, il faut bien se caler entre deux rochers ou dans une anfractuosité de la roche et se cramponner fermement de la main ne tenant pas l'arbalète à tout relief saillant. L'eau étant sale car remuée, mousseuse et pleines de bulles, il faut avoir l'oeil vif et tirer sur les furtifs reflets accrochant la lumière du soleil. Une arbalète de 75 est conseillée, car au delà de cette longueur, il est impossible de la maintenir fermement, donc de viser. J'ai pu constater l'effet payant de cette pêche pratiquée par Michel Segura sur la côte de Marseilleveyre par levée de vent d'ouest, lors des championnats de Provence, ce qui lui a valu certainement de décrocher la première place.

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